[SP] Aliénor : l'origine de toutes les haines d'Aurélien Grall

Cette chronique a pu être réalisée grâce aux services de mise en relation entre auteurs et chroniqueurs du site SimPlement ici. Je remercie par ailleurs l'auteur pour m'avoir fait confiance pour cette collaboration. 
 


Titre : Aliénor : l'origine de toutes les haines

Auteur : Aurélien Grall
Qui est il? Ecrivain et enseignant de 35 ans, Aurélien Grall a publié son premier livre en 2014 dont je vous fais la chronique ici. 

Genre : Thriller



Œuvre : Alexia est encore petite fille lorsque des inconnus l’arrachent à sa famille pour la conduire dans une école privée, l’Académie Aliénor d’Aquitaine. Le pensionnat d’élite est censé lui promettre le plus brillant des avenirs, bien loin de la misère qui l’a vue naître. Mais les choses ne se passent pas comme prévu et la petite prend progressivement conscience, en compagnie de ses deux amies, Jade et Clarisse, qu’elles sont promises à de plus beaucoup plus sombres desseins… Roman bouleversant, ALIENOR est si puissant qu’il ne vous laissera pas indemne : ce livre n’est pas à mettre entre toutes les mains. Si vous avez le cœur bien accroché, osez percer le mystère se cachant derrière les grilles de l’Académie…



Nombres de pages : 295 pages pour la version auto-édité papier

Lien sur Livraddict ici 

Édition : Autoédité

Prix : 4.99€ pour la version e-book


Mon avis :


Je voudrais encore une fois remercier l’auteur de ce récit de m’avoir permis de le lire et d’apporter aujourd’hui mon avis sur son histoire. Je voudrais également remercier le site Simplement de mettre en relation auteurs et chroniqueurs afin de partager tous ensemble autour de ces histoires.
En résumé, ce texte raconte l’histoire d’Alexia et de tout un groupe de jeunes filles ayant approximativement toutes le même âge lorsqu’elles sont contraintes de quitter leurs parents pour aller dans un pensionnat d’élite. Ce récit explique leurs vies dans ses lieux et comment elles deviennent avec le temps.
Il est des vies hors du monde, des vies dont la souffrance nous parvient en échos de la tristesse de nos mortelles existences, des vies à part, des vies prisonnières de leurs destinées ne prenant forme que dans nos souvenirs teintés de légende.
En terme d’écriture, le récit est correctement construit, les enchaînements d’action sont bien réalisés et la lecture est très fluide pour ce texte. La complexité des phrases et de leurs tournures est néanmoins à noter car elle apporte parfois quelques difficultés à la compréhension du texte. Malgré cela, ce texte est remarquablement bien écrit et une relecture de ce dernier ne diminue en rien le plaisir de lire ce récit.
Pour ce qui est de l’intrigue du texte et du message passé par celui ci, je trouve que l’auteur fait preuve d’une profondeur d’esprit mais également d’une réflexion qui pousse le lecteur à remettre en question ces idées sur la servitude mais également sur la liberté d’autrui. La prise de contrôle des adultes sur les fillettes entraîne un profond lavage de cerveaux à ces enfants les empêchant de réfléchir par eux-même. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un texte aussi percutant. On y retrouve très détaillé le processus de dépersonnalisation de l’enfant dès le plus jeune âge afin de l’amener à un stade d’enfant soldat pouvant même être perçu comme une arme de guerre. Derrière l’image d’institut de formation d’excellence se trouve en fait une usine qui créée par la souffrance, le bourrage de crâne mais aussi la domination et la mise en compétition des armes redoutables dans le corps de fillettes en devenir de femmes. On y retrouve l’exemple type du processus utilisé dans les régimes totalitaires pour le contrôle des populations en devenir.
Je préfère mettre en avant également que certains passages sont vraiment durs lors de la lecture. L’auteur le signale avant lecture. Mais certains passages de souffrance donnée aux enfants m’ont vraiment remuée. Psychologiquement, la lecture de ce livre peut s’avérer complexe.
Outre cette intrigue et cette thématique dominante, le texte suit un enchaînement d’actions très bien réalisés qui donnent envie de poursuivre la lecture. Les personnages ne sont pas en reste, la petite Alexia est très touchante car elle garde malgré sa vie au pensionnat une part d’humanité qui disparaît peu à peu chez d’autres enfants.
Le pouvoir permet bien des choses, à commencer par trancher le fil du destin d’autrui, mais le coût de cette liberté en reste, en toute fin, son éternelle servitude…
Les plus : un texte fort avec une thématique dure mais qui pousse à une réflexion.
Les moins : un texte parfois complexe à lire.
En résumé, ce texte m’a touché, j’ai retrouvé des vies chamboulées par le destin qui les a menées dans ce pensionnat. Ce texte fait lourdement réfléchir et certains passages sont même durs à la lecture. Mais ce texte est tout à fait original et je n’ai jamais rencontré ce type d’écriture ailleurs. A lire!


Note

17/20

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

T'en souviens-tu, mon Anaïs? et autres nouvelles de Michel Bussi

C'est lundi, que lisez vous? (17/06/2019)

L'hôpital en danger du Dr Véronique Vasseur